Résistante, cheffe de clan et symbole du courage féminin kalina
Figure emblématique de la résistance amérindienne en Guyane française, Cécile Kouyouri est une femme de combat, de dignité et de transmission. Elle appartient au peuple Kali’na, l’une des nations autochtones de la Guyane, et incarne la force des traditions face aux bouleversements de l’histoire coloniale.
Née au début du XXe siècle dans un village du littoral guyanais, elle devient cheffe de clan à une époque où les responsabilités politiques et spirituelles sont traditionnellement assumées par les hommes. Elle s’impose pourtant, par son autorité naturelle et son dévouement au bien commun, comme une voix incontournable de son peuple.
Pendant la Seconde Guerre mondiale, elle joue un rôle déterminant en s’opposant aux pressions de l’administration coloniale qui voulait réquisitionner les terres et les jeunes hommes autochtones pour les envoyer travailler ou combattre. Elle résiste à l’ingérence et défend farouchement la souveraineté de son village. Cette attitude courageuse lui vaut l’admiration et le respect, non seulement au sein de sa communauté, mais aussi dans tout le territoire guyanais.
Cécile Kouyouri est également une gardienne de la culture kali’na. À travers la transmission des rites, des savoirs ancestraux et de la langue, elle a contribué à maintenir vivante une identité menacée. Elle a souvent pris la parole publiquement pour défendre les droits des peuples autochtones, la reconnaissance de leur histoire et la nécessité de protéger leurs terres et leurs traditions.
Aujourd’hui, son nom est synonyme de résilience et de dignité, celui d’une femme qui, à force de courage et de convictions, a tracé un chemin d’autonomie et de respect pour les peuples premiers de Guyane.
La pensée de Matinik Sunugal à son sujet :
Résister, c’est protéger ce que l’on est au bénéfice de ceux qui viendront.
